Peut-on aimer profondément ses enfants tout en ayant le sentiment de s’être perdue en chemin ? C’est à cette question que tente de répondre Maman, sans mode d’emploi, un ouvrage signé Mariem Tabih, qui s’attache à décrire la réalité du quotidien des mères, loin des représentations idéalisées.
Construit comme un journal de bord, le livre donne à voir les coulisses de la maternité : la fatigue chronique, la charge mentale, l’effacement progressif de soi, mais aussi les moments de joie et de lucidité. L’auteure y raconte notamment un accident de voiture lié à un épuisement extrême, vécu comme un signal d’alarme et un point de bascule.
Lire aussi: Sport pendant la grossesse: lesquels pratiquer sans risque?
Ancienne journaliste, Mariem Tabih a longtemps raconté les histoires des autres avant d’éprouver le besoin de mettre des mots sur la sienne. En abordant sans détour le burn-out maternel, les doutes et la solitude, elle cherche avant tout à rompre l’isolement et à déculpabiliser celles qui traversent des expériences similaires.
Acte de reconstruction
Le choix de l’auto-édition n’est pas anodin. Il marque une reprise de contrôle, à la fois personnelle et professionnelle, après une période où l’auteure dit s’être mise en retrait pour répondre aux besoins de sa famille. Publier ce livre devient ainsi un acte de reconstruction.
Lire aussi: Journal d’un père (presque) ordinaire — Épisode 2. Elle ressemble à elle-même
« J’ai écrit ce que j’aurais aimé lire quand je me sentais seule », explique Mariem Tabih. Maman, sans mode d’emploi se veut avant tout une main tendue, rappelant qu’il est possible de prendre soin des autres sans s’oublier complètement.
Vous méritez mieux que des conseils TikTok
Trois fois par semaine, recevez des contenus fiables, sourcés et utiles pour comprendre votre santé, votre corps et votre époque.










