Une vaste étude britannique publiée le 5 novembre 2025 dans la revue scientifique The Lancet Child & Adolescent Health vient raviver le débat sur la vaccination anti-Covid des plus jeunes. Selon ses auteurs, les risques de complications après une infection au SARS-CoV-2 dépassent largement ceux liés au vaccin, y compris chez les enfants et les adolescents.
L’étude repose sur l’analyse rétrospective de plusieurs millions de dossiers médicaux britanniques couvrant la période 2020-2022, au cœur de la pandémie. Les chercheurs ont comparé les conséquences d’une première infection au Covid-19 avec celles d’une première dose du vaccin Pfizer-BioNTech, chez des jeunes de moins de 18 ans.
Le constat est net: « Une première infection au Covid est associée à des risques rares mais graves pour la santé, qui perdurent pendant plusieurs mois », résume l’équipe de recherche.
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Ces risques concernent notamment des atteintes cardiaques et vasculaires, telles que la myocardite, la péricardite, la thrombocytopénie (baisse anormale des plaquettes) ou encore des phénomènes thromboemboliques.
Des effets secondaires vaccinaux beaucoup plus limités
À l’inverse, les chercheurs ont observé que les effets secondaires du vaccin Pfizer restaient rares, modérés et de courte durée, concentrés dans la période immédiatement post-vaccinale. Autrement dit, le vaccin présente un profil de sécurité nettement supérieur à celui de l’infection elle-même, même chez les plus jeunes.
Ces conclusions « appuient l’idée qu’un maintien de la vaccination chez les enfants et les jeunes constitue une mesure efficace de santé publique », écrivent les auteurs.
Un débat sensible, mais des données de plus en plus solides
Depuis le début de la pandémie, la question de la vaccination pédiatrique contre le Covid-19 divise. Si le virus provoque généralement des formes bénignes chez les enfants, les chercheurs rappellent que certains jeunes développent des syndromes post-infectieux graves (inflammatoires, neurologiques ou cardiaques).
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En parallèle, les vaccins à ARN messager — Pfizer et Moderna — ont suscité des inquiétudes en raison de cas isolés de myocardites, particulièrement chez les garçons adolescents. Mais cette nouvelle étude montre que le risque cardiaque lié au Covid reste supérieur à celui lié à la vaccination, même pour cette population.
Des résultats à replacer dans leur contexte
Les auteurs précisent toutefois que leurs observations portent sur les variants circulant entre 2020 et 2022, notamment Delta et les premiers sous-variants d’Omicron. Depuis, les souches en circulation sont moins virulentes, souligne le pédiatre britannique Adam Finn, interrogé par le Science Media Center : « Ces résultats restent pertinents, mais ils doivent être interprétés avec prudence car le virus a évolué et ses effets graves sont aujourd’hui plus rares. »
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