Deux virologues travaillant pour un prestigieux institut américain de recherche ont été inculpés mardi aux États-Unis pour avoir tenté d’introduire sur le territoire américain des échantillons du virus mpox, anciennement appelé variole du singe.
Selon un communiqué des procureurs fédéraux, les deux chercheurs ont été interceptés en janvier à l’aéroport de Détroit alors qu’ils revenaient du Congo-Brazzaville avec 113 fioles dissimulées dans leurs bagages. Le FBI affirme que 17 des 20 échantillons analysés contenaient du virus mpox désactivé.
Les autorités américaines n’ont pas précisé les intentions des deux hommes : Vincent Munster, un virologue néerlandais dirigeant une section d’un laboratoire relevant des Instituts nationaux de la santé (NIH), principale agence publique de recherche médicale aux États-Unis, et Claude Kwe, chercheur associé camerounais.
Les deux scientifiques sont également accusés d’avoir menti aux autorités sur le contenu de leurs valises. Ils travaillent dans un laboratoire de haute sécurité biologique de niveau P4 situé dans le Montana, destiné à l’étude des agents pathogènes les plus dangereux.
Ils encourent jusqu’à cinq ans de prison.
En janvier dernier, l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) avait annoncé que le mpox ne constituait plus une « urgence de santé publique » sur le continent, soulignant une baisse du nombre de cas.
Entre janvier et fin juillet 2025, plus de 34.000 cas confirmés de mpox avaient toutefois été signalés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont 138 décès.
Le mpox provoque généralement une forte fièvre ainsi que l’apparition de lésions cutanées caractéristiques.
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