Une analyse internationale publiée dans The Lancet Oncology suggère qu’une part importante de l’impact du cancer du sein dans le monde pourrait être liée à certains facteurs de mode de vie.
Le cancer du sein demeure aujourd’hui le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes dans le monde. Mais une nouvelle étude publiée en mars 2026 dans la revue scientifique The Lancet Oncology rappelle que certains facteurs liés au mode de vie pourraient jouer un rôle important dans le poids global de la maladie.
Selon cette analyse internationale, près de 28 % des années de vie perdues à cause du cancer du sein — en raison des décès prématurés ou des conséquences de la maladie — seraient associées à plusieurs facteurs de risque modifiables, comme l’alimentation, le tabagisme ou l’activité physique.
Une étude mondiale couvrant plus de 200 pays
Les chercheurs se sont appuyés sur les données du programme Global Burden of Disease, l’un des systèmes d’analyse de santé publique les plus complets au monde. Leur étude couvre plus de trois décennies de données, entre 1990 et 2023, et concerne plus de 200 pays et territoires.
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Elle confirme d’abord l’ampleur du phénomène. En 2023, environ 2,3 millions de femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein dans le monde, et 764 000 en sont mortes. Les projections des chercheurs suggèrent que le nombre de nouveaux cas pourrait dépasser 3,5 millions par an d’ici 2050.
Mais l’étude met surtout en évidence l’influence de plusieurs facteurs de mode de vie dans l’évolution de la maladie.
La consommation de viande rouge en tête des facteurs identifiés
Parmi les facteurs analysés par les chercheurs, la consommation élevée de viande rouge apparaît comme celui qui contribue le plus à l’impact global du cancer du sein, représentant près de 11 % des années de vie perdues liées à la maladie.
D’autres facteurs suivent :
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le tabagisme et l’exposition à la fumée (environ 8 %),
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un taux de sucre sanguin élevé (6 %),
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le surpoids ou l’obésité (4 %),
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la consommation d’alcool (2 %),
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le manque d’activité physique (2 %).
Au total, ces six facteurs de risque représenteraient plus d’un quart de l’impact global du cancer du sein dans le monde.
Une maladie en hausse, surtout dans certains pays
L’étude souligne également que le cancer du sein continue de progresser à l’échelle mondiale. Les chercheurs estiment que le nombre de cas pourrait augmenter d’environ un tiers d’ici 2050.
Cette hausse serait liée à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement de la population, les transformations des modes de vie et l’urbanisation.
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Les auteurs rappellent toutefois que le mode de vie n’explique pas à lui seul l’apparition du cancer du sein. L’âge, les facteurs hormonaux ou encore la génétique jouent également un rôle important.
Prévention et dépistage restent essentiels
Pour les spécialistes, ces résultats soulignent l’importance de la prévention, mais aussi celle du dépistage et de l’accès aux soins.
Maintenir une alimentation équilibrée, limiter la consommation d’alcool, arrêter de fumer, pratiquer une activité physique régulière et maintenir un poids sain peuvent contribuer à réduire certains risques.
Mais les chercheurs rappellent qu’aucune mesure ne permet d’éliminer totalement le risque de cancer du sein. C’est pourquoi le dépistage précoce et l’accès aux traitements restent des éléments clés pour améliorer le pronostic des patientes.
À l’échelle mondiale, les spécialistes estiment que la lutte contre cette maladie devra combiner prévention, dépistage et amélioration de l’accès aux soins, afin de réduire l’impact d’un cancer qui continue de toucher des millions de femmes chaque année.
Cancer du sein et hygiène de vie : ce que dit la science
L’hygiène de vie peut-elle vraiment influencer le risque de cancer du sein ?
Oui, selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet Oncology, plusieurs facteurs liés au mode de vie seraient associés à une part importante de l’impact mondial du cancer du sein. Les chercheurs estiment qu’environ 28 % des années de vie perdues à cause de cette maladie pourraient être liées à des facteurs modifiables comme l’alimentation, le tabagisme ou l’activité physique.
Quels facteurs de mode de vie sont associés au cancer du sein ?
L’étude identifie six facteurs principaux : une consommation élevée de viande rouge, le tabagisme ou l’exposition à la fumée, une glycémie élevée, le surpoids ou l’obésité, la consommation d’alcool et un manque d’activité physique. Ensemble, ces facteurs seraient liés à plus d’un quart de l’impact global du cancer du sein dans le monde.
La consommation de viande rouge augmente-t-elle le risque de cancer du sein ?
Selon l’analyse publiée dans The Lancet Oncology, une consommation élevée de viande rouge serait le facteur de mode de vie le plus fortement associé à l’impact global du cancer du sein, représentant environ 11 % des années de vie perdues liées à la maladie.
Peut-on prévenir le cancer du sein grâce au mode de vie ?
Adopter certaines habitudes — comme arrêter de fumer, limiter l’alcool, maintenir un poids sain et pratiquer une activité physique régulière — peut contribuer à réduire certains risques. Cependant, les chercheurs rappellent que le cancer du sein dépend aussi de facteurs non modifiables comme l’âge, la génétique ou les hormones.
Le cancer du sein est-il en augmentation dans le monde ?
Oui. Selon les projections de l’étude, le nombre de nouveaux cas pourrait dépasser 3,5 millions par an d’ici 2050, contre environ 2,3 millions en 2023. Cette hausse serait liée notamment au vieillissement de la population et à l’évolution des modes de vie.
Source :
Global Burden of Disease Breast Cancer Collaborators. Global breast cancer burden and risk factors, 1990–2023, with forecasts to 2050. The Lancet Oncology, 2026.
https://www.healthdata.org/news-events/newsroom/news-releases/lancet-oncology-breast-cancer-remains-most-common-cancer-among
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