Une étude menée à l’université néerlandophone VUB de Bruxelles pourrait marquer une avancée importante dans la prise en charge des bébés prématurés. Les chercheurs ont montré que l’analyse du flux sanguin dans les veines du cerveau permettrait d’identifier plus rapidement les nourrissons présentant un risque de lésions cérébrales.
Publiée lundi, cette recherche a été conduite par le Dr Fleur Camfferman, pédiatre et néonatologiste à l’hôpital universitaire UZ Brussel, affilié à la VUB.
Jusqu’à présent, les médecins se concentraient principalement sur les artères pour surveiller la santé cérébrale des nouveau-nés prématurés. Mais l’étude met en lumière le rôle clé des veines, qui permettent au sang de quitter le cerveau.
Selon les chercheurs, lorsque ce drainage sanguin devient difficile, la pression peut augmenter dans le cerveau et fragiliser certains vaisseaux, avec un risque de rupture potentiellement grave pour le nourrisson.
Les travaux du Dr Camfferman montrent ainsi qu’il devient possible de détecter plus tôt les signes de souffrance cérébrale grâce à l’analyse du débit veineux.
Vers des traitements plus personnalisés
Actuellement, les traitements administrés aux prématurés sont largement standardisés et adaptés principalement à leur poids et à leur âge.
Mais cette étude plaide pour une approche plus individualisée. Si les examens montrent un flux sanguin stable, les médecins pourraient éviter certains traitements lourds ou présentant des effets secondaires, et privilégier des méthodes plus douces.
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Parmi elles figure notamment la méthode “kangourou”, qui repose sur le contact peau à peau entre le bébé et ses parents, reconnue pour ses effets bénéfiques sur le développement et la stabilité des nourrissons prématurés.
Les chercheurs soulignent toutefois que ces mesures nécessitent une grande précision technique et recommandent un renforcement de la formation des pédiatres à ce type d’échographie spécialisée.
L’intelligence artificielle comme outil d’alerte précoce
L’étude évoque également le potentiel futur de l’intelligence artificielle dans les unités de soins intensifs néonatals.
Les grandes quantités de données médicales recueillies chez les bébés prématurés pourraient permettre de développer des modèles capables d’identifier des signaux invisibles à l’œil humain et de détecter certains risques encore plus précocement.
Une perspective qui pourrait, à terme, améliorer significativement la prévention des complications neurologiques chez les nouveau-nés les plus fragiles.
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