Citation du jour

Citation du jour: Edmond Amran El Maleh et l’existence par les mots

« Tant que je lis et j’écris, j’existe. »

Cette phrase d’Edmond Amran El Maleh, écrivain marocain majeur du XXe siècle, condense une vision presque essentielle de la vie intellectuelle. En quelques mots, il affirme une idée simple mais profonde : lire et écrire ne sont pas seulement des activités culturelles. Elles sont une manière d’être au monde.

Pour lui, l’existence ne se limite pas à respirer ou à traverser le temps. Elle prend forme dans l’acte de penser, de comprendre, de raconter.

Lire et écrire deviennent alors deux gestes fondamentaux : ceux qui relient l’individu au monde et aux autres.


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Lire pour habiter le monde

La lecture est souvent présentée comme un loisir, un moment de détente ou une forme d’évasion. Mais pour de nombreux écrivains, elle représente bien davantage : une manière d’élargir sa conscience.

Lire, c’est entrer dans l’expérience d’autrui. C’est parcourir des vies, des époques, des cultures. C’est aussi confronter ses idées à celles des autres.

Dans cette perspective, la lecture devient une manière d’habiter le monde plus pleinement. Chaque livre ajoute une couche de compréhension, une nuance supplémentaire à notre regard.

Pour Edmond Amran El Maleh, grand lecteur lui-même, ce dialogue silencieux avec les textes participe à la construction de l’identité intellectuelle.

Lire, c’est refuser l’indifférence.

Écrire pour laisser une trace

Si lire nourrit l’esprit, écrire permet d’exister autrement : par la trace.

L’écriture transforme une pensée fugace en parole durable. Elle donne forme à une mémoire, à une expérience, à une sensibilité.

Dans l’histoire de la littérature marocaine, Edmond Amran El Maleh a justement incarné cette volonté de témoigner. Ses textes explorent la mémoire, l’exil, les identités multiples, les paysages humains du Maroc.

Écrire devient alors un acte de présence.

Une manière de dire : j’étais là, j’ai vu, j’ai pensé, j’ai ressenti.

À travers les mots, l’existence dépasse la simple durée biologique.

L’existence intellectuelle

La citation suggère aussi une idée subtile : exister, ce n’est pas seulement vivre, c’est rester en dialogue avec le monde.

Lorsqu’un individu cesse de lire, de réfléchir, de s’exprimer, il risque de se replier dans une forme de passivité. L’esprit se ferme, la curiosité s’éteint.

À l’inverse, la lecture et l’écriture entretiennent un mouvement intérieur permanent. Elles maintiennent l’esprit en éveil.

Elles permettent de rester vivant dans un sens plus profond : celui de la conscience.


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Une leçon de vitalité intérieure

La force de cette phrase tient à sa simplicité. Elle ne parle ni de réussite, ni de pouvoir, ni de reconnaissance.

Elle parle d’un geste quotidien : ouvrir un livre, écrire quelques lignes, penser.

Dans un monde saturé d’informations rapides et de distractions permanentes, cette vision rappelle une chose essentielle : la vitalité intellectuelle repose sur des actes simples mais réguliers.

Lire.
Écrire.
Continuer à dialoguer avec les idées.

Car, au fond, pour Edmond Amran El Maleh, l’existence ne se mesure pas seulement au temps qui passe.

Elle se mesure à la pensée qui circule.

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