La santé de la militante féministe Ibtissame Lachgar suscite de nouvelles inquiétudes parmi ses soutiens, qui évoquent des complications médicales survenues en prison.
Le comité de soutien de la militante féministe Ibtissame Lachgar a exprimé dimanche 8 mars sa «vive inquiétude» concernant son état de santé, affirmant que la militante souffrirait de complications physiques importantes depuis son incarcération.
Âgée de 50 ans et en rémission d’un cancer, Ibtissame Lachgar (surnommée « Betty » par ses proches) présenterait notamment un descellement complet d’une prothèse ainsi qu’une fracture du coude, survenues selon ses soutiens durant sa détention. Ces blessures entraîneraient «une impotence complète du membre supérieur gauche», indique le comité dans un communiqué.
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Selon cette même source, le traitement actuellement administré se limiterait principalement à des antalgiques, tels que le paracétamol, malgré la gravité supposée de sa situation médicale.
Un appel à une prise en charge médicale rapide
Le comité de soutien appelle les autorités à une intervention médicale rapide, estimant que tout retard dans la prise en charge pourrait entraîner des complications graves.
«Chaque jour de retard augmente le risque de complications graves et irréversibles», ont déclaré ses soutiens, évoquant notamment la possibilité de séquelles importantes si la situation médicale ne s’améliore pas.
Ils pointent également des conditions de détention jugées inadaptées pour une personne souffrant de handicap ou de limitations physiques.
Une version contestée par l’administration pénitentiaire
Il y a quelques jours, l’administration pénitentiaire avait pour sa part assuré que la détenue bénéficiait d’un suivi médical approprié et que sa cellule répondait «à toutes les conditions requises».
Le dossier reste donc marqué par deux versions contradictoires concernant la situation médicale de la militante.
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Figure connue de la défense des libertés individuelles au Maroc, Ibtissame Lachgar avait été condamnée à deux ans et demi de prison pour “atteinte à l’islam”.
Elle avait été arrêtée après la publication sur les réseaux sociaux d’une photographie où elle apparaissait portant un t-shirt jugé blasphématoire par ses détracteurs.
Cette publication avait provoqué de fortes réactions sur internet, allant d’appels à son arrestation à des menaces violentes.
Lors de son procès, la militante avait affirmé ne pas avoir eu l’intention de porter atteinte à la religion.
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