Mis en examen pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs commis sur plus de soixante ans, un ressortissant français est au cœur d’une enquête internationale dans laquelle le Maroc est cité.
C’est une affaire judiciaire d’une ampleur exceptionnelle qui mobilise actuellement la justice française et dépasse largement le cadre national. Un ressortissant français de 79 ans a été mis en examen pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs commis sur plus de six décennies. Parmi les pays cités dans le dossier figure le Maroc.
Le procureur de la République de Grenoble a lancé ce mardi un appel à témoins, estimant que le nombre de victimes pourrait être plus élevé que celui déjà identifié.
Des faits présumés entre 1967 et 2022
Selon les éléments communiqués par le parquet, l’homme est soupçonné d’avoir agressé sexuellement 89 mineurs âgés de 13 à 17 ans, entre 1967 et 2022. Les faits auraient été commis dans plusieurs pays où il a exercé comme éducateur, notamment en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Lire aussi: Lissage capillaire au Maroc: une alerte sanitaire sur un risque rénal grave
Outre la France, l’enquête évoque des passages en Allemagne, en Suisse, au Niger, en Algérie, aux Philippines, en Inde, en Colombie, en Nouvelle-Calédonie… ainsi qu’au Maroc. Les autorités ne précisent pas à ce stade le nombre de faits présumés ni les périodes exactes concernant chacun de ces pays.
Une enquête déclenchée par la découverte d’écrits
L’affaire a émergé après la découverte, par un proche du suspect, d’une clé USB contenant des écrits détaillés décrivant des agressions sexuelles sur mineurs. Ces documents, organisés en plusieurs volumes, auraient servi de base à l’identification des victimes potentielles.
Face aux enquêteurs, le septuagénaire aurait reconnu les faits consignés dans ces écrits. Une partie d’entre eux pourrait toutefois être prescrite, en raison de leur ancienneté. « Le temps joue contre nous », a reconnu le parquet, soulignant les difficultés liées à des faits remontant parfois à plusieurs décennies.
Pourquoi le Maroc est mentionné
La présence du Maroc dans la liste des pays cités ne signifie pas, à ce stade, l’ouverture d’une procédure judiciaire sur le territoire national. Elle indique en revanche que des faits présumés pourraient y avoir été commis, dans un contexte éducatif ou associatif, ce qui justifie l’attention portée à d’éventuelles victimes résidant ou ayant résidé dans le Royaume.
Lire aussi: Ozempic: les autorités marocaines alertent sur les dangers de l’achat en ligne
Pour les magistrats, la dimension internationale du dossier rend l’identification des victimes plus complexe et renforce l’importance de l’appel à témoins.
Un appel à témoins au-delà des frontières
Le parquet de Grenoble invite toute personne susceptible d’avoir été victime, ou disposant d’informations, à se manifester, y compris hors de France. Les autorités rappellent que la parole peut se libérer longtemps après les faits et que chaque témoignage peut contribuer à faire avancer l’enquête.
Cette affaire rappelle que les violences sexuelles sur mineurs peuvent rester enfouies pendant des années, voire des décennies, avant d’être révélées.
Vous méritez mieux que des conseils TikTok
Trois fois par semaine, recevez des contenus fiables, sourcés et utiles pour comprendre votre santé, votre corps et votre époque.













