L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se veut rassurante: malgré trois cas récents d’infection en Inde et au Bangladesh, dont un décès, le risque de propagation mondiale du virus Nipah est jugé faible. Une précision importante à l’heure où chaque alerte sanitaire suscite immédiatement des inquiétudes internationales.
Le virus Nipah reste rare, mais potentiellement grave. Les symptômes initiaux comprennent une fièvre élevée, des vomissements et des signes d’infection respiratoire. Dans les formes sévères, des convulsions et une inflammation du cerveau peuvent survenir, conduisant parfois au coma. Selon l’OMS, le taux de mortalité varie entre 40 et 75 %, ce qui en fait un virus à surveiller étroitement.
Trois cas récents en Asie du Sud
Deux cas ont été confirmés le mois dernier dans l’État du Bengale-Occidental, dans le nord-est de l’Inde. Il s’agit d’une région déjà concernée par des cas antérieurs, les premières infections recensées en Inde remontant à 2001. Par ailleurs, une femme est décédée au Bangladesh après avoir contracté le virus, alimentant des craintes d’une éventuelle propagation transfrontalière.
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Toutefois, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué lors d’une conférence de presse à Genève que les deux foyers ne sont pas liés, même s’ils sont situés le long de la frontière entre l’Inde et le Bangladesh. Les autorités sanitaires ont suivi plus de 230 contacts sans identifier de nouveaux cas, un élément rassurant quant à la maîtrise de la situation.
Un virus d’origine animale
Le virus Nipah se transmet généralement à l’être humain à partir d’animaux infectés ou par la consommation d’aliments contaminés. Les chauves-souris frugivores sont considérées comme les réservoirs naturels du virus. Des contaminations peuvent également survenir via des porcs, comme lors de la première épidémie identifiée en 1998 en Malaisie, dans le village de Nipah, qui a donné son nom au virus.
Depuis, plusieurs flambées épidémiques ont été enregistrées en Asie du Sud et du Sud-Est. En 2018, une épidémie dans l’État indien du Kerala avait causé 17 décès. Ces épisodes rappellent la gravité potentielle de la maladie, mais aussi la capacité des systèmes de santé à contenir les foyers lorsqu’ils sont détectés rapidement.
Pas de vaccin, mais un risque limité
À ce jour, aucun vaccin n’est disponible contre le virus Nipah. La prévention repose essentiellement sur la surveillance épidémiologique, la limitation des contacts avec des animaux potentiellement infectés et le contrôle des chaînes alimentaires à risque.
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Malgré la sévérité possible de la maladie, l’OMS souligne que le risque de propagation internationale demeure faible. Les cas recensés restent localisés, sans transmission soutenue à grande échelle. Cette évaluation rappelle l’importance de distinguer vigilance et panique : tous les virus à fort taux de mortalité ne deviennent pas des pandémies.
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