À peine 26% des administrations publiques au Maroc disposent de directives écrites encadrant l’accès des personnes en situation de handicap, révélant des lacunes importantes en matière d’inclusion, selon une étude présentée mardi.
Intervenant lors de la présentation du rapport intitulé « Usagers en situation de handicap : conditions d’accessibilité aux services et insertion administrative », le président de l’Observatoire national du développement humain (ONDH), Otmane Gayer, a insisté sur la nécessité de dépasser la seule accessibilité physique.
Pour un modèle intrusif
Le véritable enjeu, a-t-il expliqué, réside dans la mise en place d’un modèle d’administration inclusif, intégrant les dimensions organisationnelles, les ressources humaines, la culture professionnelle et les représentations sociales.
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Menée en partenariat avec le Secrétariat d’État chargé de l’Insertion sociale et l’Institution du Médiateur du Royaume, l’étude dresse un état des lieux des accessibilités physiques, procédurales et numériques au sein de l’administration publique.
Ses résultats mettent en évidence des avancées, notamment dans la simplification des procédures et l’adaptation de certains services, mais aussi des disparités importantes, en particulier sur le plan de l’accessibilité numérique.
Persistance d’obstacles
Au-delà des aspects techniques, le rapport souligne la persistance d’obstacles structurels. Les personnes en situation de handicap rencontrent encore des difficultés à accéder aux mécanismes de recours, leur participation aux systèmes de doléances restant limitée.
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L’étude formule ainsi plusieurs recommandations, portant notamment sur le renforcement du cadre réglementaire, l’amélioration de l’accessibilité globale, l’investissement dans la formation et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation.
Elle insiste également sur la nécessité d’associer davantage les personnes concernées à l’élaboration des politiques publiques, afin de mieux répondre à leurs besoins.
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