Citation du jour

«Le temps que vous aimez perdre n’est pas du temps perdu» — John Lennon

Cette phrase a la douceur d’une évidence retrouvée. Elle ne nie ni les contraintes, ni les agendas, ni la nécessité de faire. Elle rappelle simplement qu’il existe un autre rapport au temps, plus intime, plus juste — celui qui passe quand on est pleinement présent.

John Lennon, chanteur et auteur-compositeur dont les chansons ont accompagné les bouleversements culturels du XXᵉ siècle, a souvent opposé la cadence imposée du monde moderne à une liberté intérieure plus lente. Ici, il nomme sans détour ce que beaucoup ressentent sans oser l’assumer : aimer son temps, c’est déjà bien l’employer.

Le faux procès du temps « improductif »

Nous avons appris à mesurer le temps à l’aune de son rendement. Ce qui ne produit rien de visible est vite rangé du côté de la perte. Lire sans but, flâner, jouer, rêver, se taire — autant d’activités suspectes dans une culture obsédée par l’optimisation.


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Lennon inverse l’accusation. Le temps que l’on aime n’est pas perdu parce qu’il nourrit. Il répare. Il redonne de l’épaisseur aux journées. Ce qui semble inutile au regard des objectifs est souvent essentiel pour l’équilibre intérieur.

Aimer son temps, c’est habiter sa vie

La clé est dans le verbe aimer. Il ne s’agit pas de tuer le temps, ni de s’y abandonner par lassitude, mais de l’habiter avec plaisir. Aimer un moment, c’est être là, sans calcul, sans projection immédiate. C’est vivre le présent sans le pressurer.

Ce temps-là n’échappe pas à la vie ; il en est le cœur discret. Il rend les autres heures plus supportables, parfois même plus fécondes.

Une résistance douce à l’urgence

Dans l’univers de Lennon, cette phrase s’inscrit comme une résistance non violente à l’urgence permanente. Refuser de culpabiliser pour les moments aimés, c’est refuser que toute existence soit sommée de prouver sa valeur à chaque minute.


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Ce n’est pas une apologie de l’inaction, mais une défense de la respiration. Sans ces espaces, le temps devient une contrainte sèche. Avec eux, il redevient un milieu vivant.

Le paradoxe du temps retrouvé

Ironie subtile : le temps que l’on dit « perdu » est souvent celui dont on se souvient le mieux. Les heures aimées laissent des traces. Elles construisent une mémoire affective, un sentiment de continuité, parfois même une vocation.

À l’inverse, le temps intégralement soumis à l’obligation s’efface vite. Il s’accumule sans s’inscrire.

Une phrase pour réapprendre à choisir

Cette phrase ne nous invite pas à fuir nos responsabilités. Elle nous invite à choisir ce à quoi nous donnons notre attention. À reconnaître que certaines joies simples — écouter de la musique, parler sans enjeu, marcher sans destination — ne sont pas des parenthèses, mais des fondations.

Le temps que vous aimez perdre n’est pas du temps perdu.
C’est du temps vécu.
Et, souvent, c’est lui qui donne sens au reste.

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