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Cancer du sein: une radiothérapie plus courte pourrait bientôt devenir la norme

Une étude française montre qu’un protocole de radiothérapie en trois semaines pour le cancer du sein est aussi efficace et sûr que le traitement classique de cinq semaines. Une avancée qui pourrait alléger le quotidien de nombreuses patientes sans compromettre leurs chances de guérison.

Une avancée importante pourrait bientôt transformer la prise en charge du cancer du sein. Des chercheurs français ont démontré qu’un protocole de radiothérapie plus court permet d’obtenir les mêmes résultats que le traitement standard, tout en réduisant significativement la durée des soins.


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Jusqu’à présent, après une chirurgie, les patientes devaient suivre un traitement de radiothérapie comprenant 25 séances étalées sur cinq semaines. L’étude a comparé ce protocole classique à une version plus courte, dite hypofractionnée, réalisée en 15 séances sur trois semaines.

Des résultats rassurants sur la sécurité

L’étude, baptisée HypoG-01 et publiée dans la revue médicale The Lancet, a été menée dans 25 hôpitaux en France auprès de 1.265 patientes atteintes d’un cancer du sein avec atteinte ganglionnaire.

Après cinq ans de suivi, les résultats montrent que le protocole court est aussi sûr que le traitement classique. Le risque de lymphœdème, une complication fréquente liée à l’irradiation des ganglions, est resté quasiment identique dans les deux groupes. Les effets secondaires graves sont également rares et comparables.

Une efficacité équivalente pour prévenir les récidives

Au-delà de la sécurité, l’étude confirme que la radiothérapie courte offre les mêmes chances de guérison et de prévention des récidives que le protocole standard.


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Même dans les zones les plus complexes à traiter, comme certains ganglions proches du sein, les résultats sont similaires. Ces données renforcent l’idée que la réduction du nombre de séances ne compromet pas l’efficacité du traitement.

Moins de contraintes pour les patientes

L’un des principaux avantages de ce protocole réside dans la réduction de la durée du traitement, qui passe de cinq à trois semaines, soit une diminution d’environ 40 %.

Cette évolution peut avoir un impact concret sur la vie des patientes : moins de déplacements à l’hôpital, moins de fatigue et une charge mentale allégée pendant une période déjà éprouvante.


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Les chercheurs estiment que ces résultats pourraient conduire à une évolution des pratiques à l’échelle internationale. Si ce protocole venait à se généraliser, il pourrait devenir un nouveau standard pour les cancers du sein nécessitant une irradiation des ganglions.

Chaque année, environ 60.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en France, dont près d’un tiers présentent une atteinte ganglionnaire. Pour ces patientes, une telle avancée pourrait représenter un progrès majeur, à la fois sur le plan médical et sur celui de la qualité de vie.

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Sarah Jaoui

About Author

Sarah Jaoui est journaliste spécialisée dans les sujets Famille, Sport et Société pour MieuxVivre.ma. Elle analyse les tendances du quotidien, les enjeux éducatifs et les dynamiques sociales afin d’aider les lecteurs à mieux comprendre et améliorer leur vie personnelle et familiale.

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