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Les 5 gestes quotidiens qui peuvent aider votre cerveau à rester jeune, selon un neuroscientifique

Un neuroscientifique explique comment certaines habitudes simples — sommeil, sport, alimentation, gestion du stress et stimulation mentale — pourraient aider à protéger le cerveau et ralentir le déclin cognitif.

Et si certains signes précoces de déclin cognitif n’étaient pas forcément une condamnation? Selon le neuroscientifique américain Majid Fotuhi, de nombreux troubles de mémoire attribués trop rapidement à la maladie d’Alzheimer pourraient en réalité être liés à des facteurs modifiables comme le sommeil, l’alimentation ou le stress. Dans une interview accordée au Sunday Times, il explique que certaines habitudes de vie peuvent aider à protéger le cerveau et, dans certains cas, améliorer les capacités cognitives.

1-L’activité physique, le levier le plus puissant pour le cerveau

Pour Majid Fotuhi, spécialiste du cerveau formé notamment à Johns Hopkins et Harvard, l’activité physique est probablement l’habitude la plus efficace pour préserver la santé cognitive.

Bouger régulièrement augmente le flux sanguin vers le cerveau et stimule la production d’une molécule appelée BDNF, parfois décrite par les neuroscientifiques comme un « engrais pour le cerveau ». Cette protéine favorise la croissance et la survie des neurones, les cellules qui transmettent l’information dans le système nerveux.

Dans son programme de recherche, l’exercice est apparu comme le facteur offrant le « meilleur retour sur investissement » pour la santé cérébrale. Une simple marche rapide, des cours de danse ou toute activité aérobique régulière peuvent contribuer à renforcer les circuits neuronaux liés à la mémoire.


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2- Le sommeil, une fonction essentielle pour la mémoire

Le sommeil est souvent sous-estimé lorsqu’on parle de santé cérébrale. Pourtant, selon Fotuhi, dormir suffisamment est une condition fondamentale pour préserver ses capacités cognitives.

Pendant le sommeil profond, le cerveau active un système de nettoyage biologique qui élimine certains déchets métaboliques, notamment des protéines associées aux maladies neurodégénératives.

Dormir sept à huit heures par nuit permet également de consolider les souvenirs et de restaurer l’attention. À l’inverse, un manque chronique de sommeil peut progressivement altérer les fonctions cognitives.

3- L’alimentation joue aussi un rôle clé

Le neuroscientifique insiste également sur l’importance de l’alimentation. Ce que nous mangeons influence directement l’inflammation dans l’organisme et la santé des vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau.

Une alimentation riche en aliments complets — légumes, fruits, légumineuses, poisson, noix et huile d’olive — peut contribuer à protéger les neurones et à réduire le stress oxydatif, un processus qui endommage les cellules au fil du temps.

À l’inverse, les aliments ultra-transformés et les excès de sucre sont associés à un risque plus élevé de troubles métaboliques, comme le diabète ou l’obésité, qui peuvent eux-mêmes affecter la santé cérébrale.

4- Le stress chronique peut abîmer le cerveau

Le stress n’est pas toujours négatif. Dans certaines situations, il peut même améliorer la concentration et la performance. Mais lorsqu’il devient chronique, il peut avoir des effets délétères sur le cerveau.

Un stress prolongé entraîne une augmentation du cortisol, une hormone qui, à long terme, peut affecter l’hippocampe — une structure cérébrale essentielle à la mémoire.

Pour limiter ces effets, Fotuhi recommande des pratiques simples de régulation du stress, comme la respiration lente ou la méditation, qui permettent de calmer la réponse physiologique au stress.


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5- Le cerveau a besoin d’être stimulé

Enfin, comme un muscle, le cerveau a besoin d’être sollicité pour rester performant. Les activités qui demandent un effort cognitif (apprendre une langue, jouer d’un instrument, mémoriser de nouvelles informations) stimulent la création de nouvelles connexions neuronales.

Le neuroscientifique souligne que la clé n’est pas seulement de rester occupé, mais de défier régulièrement son cerveau avec des activités nouvelles et stimulantes.

Un message d’espoir face au déclin cognitif

Dans ses travaux, Majid Fotuhi a testé ces principes sur un groupe d’adultes âgés présentant des troubles cognitifs légers. Après douze semaines d’intervention combinant exercice, sommeil amélioré, alimentation équilibrée, réduction du stress et stimulation cognitive, une grande majorité des participants a montré une amélioration de ses performances cognitives.

Plus surprenant encore, les scanners cérébraux ont révélé chez certains participants une augmentation du volume de l’hippocampe, une région du cerveau cruciale pour la mémoire.

Pour Fotuhi, le message est clair : le cerveau reste capable d’évoluer et de se renforcer tout au long de la vie.

« Nous acceptons trop facilement le déclin cognitif comme une fatalité », explique-t-il dans The Sunday Times. « Mais le cerveau est comme un muscle : plus on en prend soin, plus il devient fort. »

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Sarah Jaoui

About Author

Sarah Jaoui est journaliste spécialisée dans les sujets Famille, Sport et Société pour MieuxVivre.ma. Elle analyse les tendances du quotidien, les enjeux éducatifs et les dynamiques sociales afin d’aider les lecteurs à mieux comprendre et améliorer leur vie personnelle et familiale.

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